Quelles sont les étapes du chemin de Stevenson ?
Le chemin se parcourt en général en 12 étapes de 13 à 29 km, plus une dernière étape facultative jusqu’à Alès. Stevenson était parti du Monastier-sur-Gazeille, mais la plupart des randonneurs commencent au Puy-en-Velay, plus facile d’accès en train.
Étape 1 : Le Puy-en-Velay, Le Monastier-sur-Gazeille
19 km, +550 m / -230 m. Le départ se fait près de la cathédrale du Puy-en-Velay. L’étape monte vers les plateaux volcaniques du Velay et rejoint le Monastier-sur-Gazeille, vrai point de départ du voyage de Stevenson.
Étape 2 : Le Monastier-sur-Gazeille, Le Bouchet-Saint-Nicolas
24 km, +650 m / -350 m. Première étape historique : descente vers les gorges de la Loire et le village de Goudet, puis remontée vers le lac du Bouchet, un lac de cratère à 1 200 m d’altitude.
Étape 3 : Le Bouchet-Saint-Nicolas, Pradelles
21 km, +250 m / -315 m. Une étape plus douce sur les hauts plateaux, jusqu’à Pradelles, classé parmi les plus beaux villages de France.
Étape 4 : Pradelles, Le Cheylard-l’Évêque
22 km, +390 m / -420 m. Passage par Langogne et entrée en Lozère, près du lac de Naussac. Le chemin s’enfonce ensuite dans les forêts du Gévaudan.
Étape 5 : Le Cheylard-l’Évêque, La Bastide-Puylaurent
27 km, +655 m / -760 m. L’étape passe sous les ruines du château de Luc, surmontées d’une statue de la Vierge que Stevenson a vue juste avant son inauguration, puis suit la vallée de l’Allier.
Étape 6 : La Bastide-Puylaurent, Chasseradès
13 km, +350 m / -200 m. Étape courte, avec le passage à l’abbaye Notre-Dame des Neiges, à 1 100 m d’altitude, où Stevenson fut reçu par les moines trappistes. Des religieuses cisterciennes y accueillent aujourd’hui les randonneurs.
Étape 7 : Chasseradès, Le Bleymard
17 km, +610 m / -690 m. Le chemin passe au pied du viaduc de Mirandol, un pont ferroviaire en pierre de 30 m de haut, puis franchit la montagne du Goulet avant de descendre dans la vallée du Lot.
Étape 8 : Le Bleymard, Le Pont-de-Montvert
19 km, +820 m / -1 015 m. L’étape la plus spectaculaire : la traversée du mont Lozère par le sommet de Finiels (1 699 m), point culminant du chemin, entre landes et chaos granitiques. Descente vers le Pont-de-Montvert, village de granit au bord du Tarn, haut lieu de l’histoire des Camisards.
Étape 9 : Le Pont-de-Montvert, Florac
29 km, +690 m / -940 m. La plus longue et la plus exigeante, enchaînée juste après le mont Lozère. Le chemin suit les crêtes du Bougès avant de rejoindre Florac, siège du Parc national des Cévennes.
Étape 10 : Florac, Cassagnas
19 km, +340 m / -180 m. Une étape de récupération le long de la vallée de la Mimente, jusqu’au village de Cassagnas, cité par Stevenson.
Étape 11 : Cassagnas, Saint-Étienne-Vallée-Française
24 km, +350 m / -450 m. Plongée dans les Cévennes schisteuses : montée au Plan de Fontmort, passage à Saint-Germain-de-Calberte, châtaigneraies et hameaux de pierre.
Étape 12 : Saint-Étienne-Vallée-Française, Saint-Jean-du-Gard
13 km, +480 m / -600 m. Dernière étape historique par le col de Saint-Pierre, avec de beaux panoramas sur les vallées cévenoles. C’est à Saint-Jean-du-Gard que Stevenson a achevé son voyage.
Étape 13, facultative : Saint-Jean-du-Gard, Alès
23 km, +850 m / -900 m. Stevenson ne l’a pas parcourue, mais elle mène à la gare d’Alès à travers les bois de chênes et de châtaigniers. Certains passages sur les crêtes sont plus techniques qu’il n’y paraît.